Mot de Maxime
Bonjour à tous,
Ce premier numéro de l'année arrive exceptionnellement en octobre. L'automne est une saison chargée au collège, et j'ai préféré prendre le temps de bien faire les choses. Vous verrez que ce temps n'a pas été perdu, car máthēma change d'adresse et un peu de nature.
Pendant six numéros, la revue vous est arrivée en PDF. C'était coloré et soigné, et c'était lu… une fois. Ensuite, le fichier disparaissait quelque part entre deux téléchargements. Le problème n'était pas vraiment le format, mais le document figé, reçu un jour et oublié le lendemain.
La revue a donc maintenant sa propre maison : www.revuemathema.com. Le site rassemble tous les numéros. Le plus récent y est mis en avant, et vous pouvez aussi naviguer par parution, par rubrique ou selon le cours que vous suivez ou enseignez.
Surtout, un site peut faire ce qu'une page ne fera jamais : bouger. Chaque fois que ce sera pertinent, des éléments interactifs viendront enrichir les textes, y compris ceux des anciens numéros. Certains articles méritent donc une deuxième visite. Ces ajouts doivent beaucoup à l'intelligence artificielle. On en dit beaucoup de mal, parfois avec raison, mais elle sait aussi faire de très belles choses. La programmation sans compétences particulières en est une (!!).
Et pour ceux qui tiennent à leur copie papier (je vous comprends), une bulle dans le coin inférieur droit de chaque article permet de l'enregistrer en PDF ou de l'imprimer. Le PDF n'est donc pas mort ; il est simplement devenu facultatif.
Côté contenu, ce septième numéro nous amène au tribunal. Le texte principal raconte l'affaire Sally Clark, une mère britannique condamnée en partie à cause d'un chiffre : une chance sur 73 millions. Un chiffre impressionnant, présenté avec assurance… et complètement faux. On croisera aussi l'affaire Collins, en Californie, où un couple a été reconnu coupable à coups de probabilités multipliées les unes par les autres. Deux histoires où un calcul en apparence rigoureux a pesé plus lourd que le doute raisonnable.
La rubrique historique remonte aux nombres négatifs. On les manipule aujourd'hui sans y penser, et pourtant des mathématiciens parmi les plus respectés les ont regardés de travers pendant des siècles.
Le texte à saveur pédagogique nous rappelle que la participation dans un groupe tient à un équilibre fragile et variable selon les cohortes.
Pour prolonger le texte principal, je vous suggère Les maths au tribunal, de Leila Schneps et Coralie Colmez, le livre qui m'en a donné l'idée. Une série de procès où les mathématiques ont été mal utilisées, racontée de façon accessible et souvent troublante.
Enfin, gardez-vous du temps pour le défi. Je le trouve magique et vous comprendrez vite pourquoi.
máthēma est un projet qui me tient à cœur, et la meilleure façon de l'aider est simple : faites-le circuler. Envoyez le lien à vos étudiants, à vos collègues, à cet ami qui jure détester les maths (c'est souvent lui qui en a le plus besoin). Et si ce n'est pas déjà fait, abonnez-vous à la liste d'envoi pour être averti de chaque parution. Le lien apparaît au bas de chaque page du site.
Surtout, faites-moi part de vos suggestions et de vos commentaires. Ils valent de l'or pour moi !
Au plaisir !
Mathématiquement vôtre,
Maxime
info@revuemathema.com






